Rognac

Histoire et patrimoine

Très attachée à son passé et à son histoire vieille d’il y a 5000 ans, la ville de Rognac accorde une importance particulière à la protection, la restauration et la valorisation de son patrimoine.

Histoire

Le territoire de Rognac fut d’abord occupé par des groupes néolithiques chasséens il y a plus de 5000 ans, qui résidaient soit sur le bord de l’étang, soit dans la plaine, soit sur les hauteurs des barres rocheuses et vivaient de chasse, de pêche, de culture et d’élevage.
À ces groupes succédèrent ceux de l’Âge du Bronze puis du Fer. Les Ligures de la Protohistoire y créèrent un village de plaine et, à la fin du 1er Millénaire avant J.C., un refuge de hauteur au Castellas.
La domination romaine, à partir de la fin du 2ème siècle avant J.C., fut suivie, à la fin du 1er siècle avant J.C., par la création de nombreux domaines dont l’un, Rudinacum, est sans doute à l’origine du nom de Rognac. Le déclin du Haut Moyen-Âge n’épargna pas Rognac, qui ne fut toutefois jamais abandonnée.
L’An Mil amena la mise en valeur du terroir avec la construction d’un château seigneurial et d’un village perché au pied du Castellas. Ce dernier fut abandonné au milieu du XVème siècle et la population s’installa peu à peu près de l’étang et sur les bonnes terres de la plaine, dans des bastides qui s’agrandirent au fil du temps pour former des hameaux, ancêtres de l’agglomération actuelle.
En 1847, la ville accueillit le chemin de fer. L’arrivée du train, en fournissant des emplois autres que l’agriculture, modifia la composition sociale de la ville. Au XXème siècle, le complexe industriel de l’étang de Berre se met en place. La population se diversifie et croît rapidement.

Patrimoine

L’égliseL’église 
Le 14 juin 1664, Monseigneur François de Grignan, archevêque d’Arles, ordonne la construction de la nouvelle église aux Goyrans. La même année, c’est Pierre Martin, maçon de Martigues, qui emporte l’enchère de la construction de la nouvelle église et de la maison claustrale (presbytère). C’est un Goyran qui fait donation de la terre nécessaire à la nouvelle église. Le clocher est construit en 1667, en même temps que le mur du cimetière. A ce moment-là, l’église est achevée. En 1994, le parvis a été réaménagé. En novembre 1996, les cloches ont été remplacées et le chœur rénové en 1998.

La Croix de RognacLa Croix de Rognac
C’est en 1900 que l’on érige la célèbre Croix de Rognac, une construction métallique dressée sur un socle de pierres maçonnées. Placée au bord de la barre rocheuse du Cousta qui surplombe le village, elle est visible de très loin. Elle est éclairée la nuit.

 

Le four à pain (propriété privée)Le four à pain (propriété privée) 
Le matériel céramique pauvre et fragmentaire, exhumé lors des différents travaux est caractéristique des productions provenant de la vallée de l’Huveaune, à la moitié du XVIIème. Si ces échantillons de poteries culinaires glaçurées attestent ici d’une occupation XVIIème et XVIIIème siècle, l’interprétation de l’utilité de ce bâtiment reste délicate. Il semblerait que nous soyons en présence d’un établissement aux fonctions agricoles ou pastorales. Le four à pain a été restauré en 1996.

L’Oratoire Saint-JacquesL’Oratoire Saint-Jacques 
Joseph Blagisevic a été le maître-maçon de l’Oratoire Saint-Jacques. Le terrain a été donné par la famille Griosette. La Statue de Saint-Jacques est l’œuvre du sculpteur Raud. La grille est l’œuvre de M.R. Mouttet, artisan à Rognac. La croix qui domine l’édifice est celle qui dominait la chapelle Saint-Jacques au lieu-dit La Tête Noire. La date 1667 qui y est gravée est celle de la restauration de cette chapelle actuellement démolie. Le dessin du monument dont la partie haute reproduit le tabernacle de l’autel de l’église a été fait par M. Durand selon les idées du curé de Rognac, B. De Soras, le 28 novembre 1949.

 

 

 

Le pigeonnierLe pigeonnier
II a été construit en 1693 et appartenait à la Bastide de Vacon. Le pigeonnier a été restauré en 1997.

 

 

 

 

 

 

L’histoire des fontaines de Rognac 
D’après le Dr. Castel, Médecin, Docteur en histoire et auteur de nombreux livres sur Rognac :« Le plateau de Vitrolles est creusé d’un immense réseau souterrain naturel dont les cavités et boyaux sont remplis d’une eau qui ne cesse de circuler. C’est par l’une des nombreuses sorties de ce réseau que s’écoule une source appelée Fontaine de Rognac. Elle franchit la barre rocheuse d’Entrecasteau, formant une chute d’eau qui alimente un ruisseau, lequel traversant d’Est en Ouest la plaine de Rognac, prend le nom de Petit-Vallat et va se jeter dans l’étang, à l’extrémité ouest du Boulevard Rockenhausen, au-delà de la RN 113. 

Avec le Puits de Rognac, le Vallat fut pendant cinq siècles le seul point d’eau desservant le castrum, qui fut habité du XIème au XVème siècle. 
Mais il faut attendre le XIXème siècle pour que l’on installe dans le lit du Petit-Vallat un point de captage, et une canalisation qui conduisit une partie de l’eau vers le village de Rognac-le-Haut, et plus bas, vers le hameau des Peirols (Rognac-le-Bas). Et c’est en 1897 que de grandes festivités célébrèrent l’inauguration de ces deux fontaines en même temps, l’une située place de l’Eglise, l’autre sur une place qui sera dénommée Place de la Liberté l’année suivante, en 1898. Aujourd’hui, seule subsiste la fontaine de la Place de l’Eglise, mais si les alentours furent modifiés à diverses reprises, le monument lui-même n’a pas changé. Nous le voyons tel qu’il y a 100 ans. 

Avec ces deux fontaines, c’était la première fois que la population disposait d’une alimentation publique en eau, marquant le début d’une période de progrès qui se poursuit encore sous nos yeux, bien au-delà de ce qu’auraient pu rêver nos Anciens. Un Siècle plus tard, réjouissons-nous à la pensée du bonheur qu’ils connurent alors, devant le jet d’eau vive et pure qu’ils avaient tant souhaité, et qui leur fit une vie meilleure. »

La coopérative oléicoleLa coopérative oléicole
Construite aux alentours de 1920, la coopérative oléicole était utilisée par les producteurs locaux d’olives.
En février 1956, une «vague de froid» dévastait plus de 80 % du domaine oléicole de Rognac. Une «vague de froid» exceptionnelle à tous points de vue, de par sa durée (près de 40 jours), son intensité (puisque certains records de température sont toujours d’actualité) et enfin son étendue (toutes les contrées du territoire Français ayant été affectées). Depuis cet épisode fâcheux, l’activité oléicole de la région a été recentralisée au moulin de la commune de La Fare-les-Oliviers.

La cave, quant à elle, fut transformée pour être utilisée successivement par diverses associations. Par cet équipement fédérateur, situé au cœur du Centre Haut, la réappropriation d’un site chargé d’histoire est l’occasion de préserver les éléments témoins de ce passé. La cave oléicole accueille aujourd'hui le Centre Culturel de Rognac.

 
 

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