Rognac

Lutte contre les nuisibles

La lutte contre les nuisibles concerne les papillons mangeurs de palmiers, les chenilles processionnaires et les moustiques.

Je souhaite :


Les papillons mangeurs de palmiers dans vos jardins

Photo du papillon mangeur de palmers : Paysandisia Archon

Le Paysandisia Archon est de retour sur le territoire rognacais. Ce papillon nuisible, d’une envergure pouvant aller jusqu'à 11 cm, s’attaque aux palmiers de la région en pondant des larves qui se nourrissent du cœur de la plante, au point de la tuer. Certains traitements existent mais peu d’entre eux sont efficaces.
Originaire d’Amérique du Sud, cette espèce a été introduite accidentellement dans le Sud de l’Europe, où elle se diffuse depuis le milieu des années 90, détruisant sur son passage des milliers de palmiers.
Ce lépidoptère vole le jour et peut couvrir une vingtaine de kilomètres. Les femelles pondent jusqu’à 140 œufs de la taille et de la forme d’un grain de riz. Les œufs éclosent en une dizaine de jours et pénètrent les tissus du palmier pour s’en nourrir d’octobre au début de l’été. Résistant aux froids les plus terribles, les larves arrivent souvent à bout du palmier atteint, qui meurt trois ans après infestation.
Il est conseillé de traiter ses palmiers par voie chimique ou biologique en utilisant des nématodes parasites des larves (steinernema carpocapsae) disponibles en jardinerie.
Depuis quelques années une nouvelle méthode expérimentée sur la ville de Montpellier obtient des résultats concluants. Ce traitement naturel et préventif s’applique pendant la période estivale.  Cette méthode consiste à appliquer une glu (sans pesticides) sur les parties attaquées par le ravageur et ainsi de créer une barrière physique. Cette dernière permet dès lors de gêner l’émergence des adultes, empêcher la ponte de femelles extérieures visitant le palmier et de limiter le développement des œufs pondus préalablement dans le cas d’un traitement tardif.

A noter : la meilleure solution, dès que vous avez un palmier infecté dans votre jardin, est de vous équiper d’un filer anti-grêle qui limitera la propagation des larves sur les autres palmiers. Cette méthode reste la plus efficace en termes de contamination.


Traitement des chenilles processionnaires

Photo des chenilles processionnaires.Le traitement contre les chenilles processionnaires du pin Thaumetopoea pityocampa à Rognac, par hélicoptère monomoteur, a lieu chaque année avec le soutien du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône. La Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles des Bouches-du-Rhône et la Métropole Aix-Marseille-Provence mettent en œuvre ce traitement à l'aide d'un insecticide biologique non-toxique Bacillus thuringiensis souche Kurstaki. Il est réputé sans danger pour tous les autres organismes vivants, et en premier chef, les humains. Ses effets sont liés uniquement à son ingestion par les Lépidoptères ciblés. Les micro-organismes qu'il contient sont présents naturellement, à des doses plus faibles, dans la quasi-totalité des sols forestiers. Ce produit se dégrade rapidement en 3 semaines environ, sans conséquence connues sur l'environnement. Il a obtenu en 2011 l'agrément Ecocert pour un usage compatible avec l'Agriculture Biologique. Il bénéficie également de la mention "Abeilles" délivrée par l'Etat, attestant de son innocuité sur ces insectes.


©ONF


Traitement des moustiques par l’EID

Chaque année, l’organisme public EID Méditerranée (Entente Interdépartementale pour la Démoustication en Méditerranée), qui exerce son activité dans le cadre de la compétence des Conseils Départementaux, intervient dans le traitement contre les moustiques sur la commune.
L’EID Méditerranée a pour objectif de contrôler des populations nuisibles de moustiques. Son savoir-faire et ses connaissances dans la gestion des zones humides lui permettent de s’impliquer dans des missions environnementales, sous forme notamment d’interventions opérationnelles, selon les besoins identifiés par les communes. La démoustication que pratique l’EID est une lutte contre les larves des moustiques qui se développent dans les eaux stagnantes. La lutte, à base d’une bactérie (bacillus thuringiensis) est sans risque pour le milieu naturel et la santé humaine. En effet, la bactérie parasite uniquement les larves des moustiques et les tue. Les traitements ont pour objectif de réduire les populations de moustiques et non de les éradiquer. Ils sont réalisés par les techniciens de l’EID du printemps à l’automne, en fonction des températures.


Les bons gestes contre les moustiques

S'il n'est pas possible d'éliminer tous les moustiques, nous pouvons au moins limiter leur multiplication. Pour cela quelques gestes simples sont à appliquer et à transmettre autour de vous :

  • Eliminez les points où l’eau peut stagner pour empêcher les gîtes larvaires (pots en terre, arrosoirs, jeux d'enfants, bidons, vieux pneus et tous récipients pouvant contenir de l’eau stagnante).
  • Couvrez-vous avec des vêtements amples de couleur claire.
  • Imprégnez les tissus et les vêtements avec des insecticides destinés à cet usage.
  • Installez des moustiquaires aux ouvertures des maisons, au-dessus des lits et des berceaux.
  • Protégez-vous à l’intérieur de la maison et en milieu extérieur avec des insecticides (diffuseurs électriques, sprays, etc.).
  • Protégez votre peau avec des répulsifs cutanés adaptés, avec précaution, notamment pour les enfants et les femmes enceintes (prendre conseil auprès de votre médecin ou pharmacien).

Le virus Zika

Le virus du Zika se transmet d’homme à homme par l’intermédiaire d’une piqûre du moustique du genre Aedes dont Aedes aegypti et Aedes albopictus.
Lorsque le moustique pique l’homme, il prélève le virus sur une personne infectée. Après un délai d’incubation chez le moustique de l’ordre de quelques jours et à l’occasion d’une autre piqûre, le moustique peut transmettre le virus à une personne saine.
En raison de dommages supposés sur les fœtus (ce qui fait l’objet de recherches en cours), les médias relaient abondamment cette situation, suscitant des inquiétudes dans notre pays, singulièrement dans les régions où est présent le « moustique tigre », vecteur potentiel de ce virus, comme il l’est du chikungunya et de la dengue.
Sur le continent américain, le Zika est principalement transmis par le moustique Aedes aegypti, dont les gîtes et modalités de reproduction sont très similaires à ceux du « moustique tigre » Aedes albopictus.
Or, dans la période actuelle, le « moustique tigre » Aedes albopictus est chez nous en état d’hibernation (on dit « diapause ») et il ne redeviendra actif, très progressivement, qu’à partir du mois d’avril, pour commencer à être perceptible vers la mi-mai. Il n’y a donc aucun risque de transmission en France métropolitaine, actuellement, en l’absence de moustique vecteur en activité.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le dossier « Luttons ensemble contre les moustiques » d’avril 2016…

 

 
 
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