Rognac

Luttons ensemble contre les moustiques !

La campagne de lutte contre les moustiques se déroule du 5 janvier au 23 décembre 2016 dans les 23 communes du département des Bouches-du-Rhône. A Rognac, une première campagne s’est déroulée du 7 au 12 mars dernier. Voici quelques conseils pour limiter la prolifération de ses insectes…

Qu’est-ce que l’EID-Med et que fait-elle ?

L’Entente Interdépartementale pour la Démoustication du littoral méditerranéen (EID-Med) a pour mission centrale le contrôle de la population des espèces nuisantes de moustiques proliférant dans les zones humides marginales des étangs et lagunes du littoral. Ce contrôle consiste, non pas à éradiquer l’ensemble des insectes piqueurs, mais à maintenir la gêne due aux moustiques à un seuil jugé tolérable, avec un impact environnemental minimum et dans un cadre budgétaire maîtrisé.

De l'étang de Berre à la frontière espagnole, l'EID Méditerranée neutralise chaque année l'apparition des larves de moustiques sur plus de 90 000 hectares de zones marécageuses, 2 000 kilomètres de fossés et 40 000 gîtes larvaires urbains, avec une fréquence qui dépend des conditions climatiques et des modifications du milieu dues à l'Homme. En moyenne 45 000 hectares de zones humides sont traités annuellement sur la zone d'action, 75 % par des moyens aériens, le reste par moyens terrestres.

Les zones traitées se situent sur des zones naturelles comme celui du marais de la Tête Noire. Elles sont traitées en fonction des conditions météorologiques qui se produisent tout au long de l’année.

Suite aux fortes pluies fin février, l’EID a procédé à une démoustication dans les zones naturelles de Rognac durant la semaine du 7 au 12 mars.

Affiche de l'EID sur les bons gestes contre les moustiques.Le moustique tigre 

Le moustique tigre est un moustique urbain, il vit près de nous : dans nos maisons, dans nos jardins, sur nos terrasses et sur nos balcons. C’est pourquoi chacun peut lutter contre sa prolifération en appliquant les recommandations l’Agence régionale de santé de Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARS PACA) :

  • Videz les coupelles des plantes et tout ce qui retient de petites quantités d’eau (mobilier et décoration de jardin, jouets d’enfants…) ;
  • Changez l’eau des vases et photophores au moins toutes les semaines ;
  • Bâchez ou recouvrez d’une moustiquaire les réserves d’eau (piscines, fûts…) ;
  • Videz les gîtes naturels (creux d’arbres, bambous cassés…) et les arrosoirs, seaux, qu’il faut ranger à l’abri de la pluie ;
  • Ramassez les déchets verts, qui peuvent aussi devenir des récipients d’eau.

Pour éliminer les lieux de repos des moustiques, il est également conseillé de :

  • Débroussailler et tailler les herbes hautes et les haies ;
  • Elaguer les arbres ;
  • Ramasser les fruits tombés ;
  • Réduire les sources d’humidité et notamment limiter l’arrosage ;
  • Entretenir son jardin ;
  • Veiller au bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées, en nettoyant régulièrement les gouttières par exemple.

Plus d’infos sur le site de l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen.

Vous pouvez appeler et faire une demande d’intervention sur le site de l’EID ou avec le N° INDIGO 0825 399 110

Les virus ne sont pas présents en permanence en métropole

Les virus de la dengue et du chikungunya ne sont pas présents sur le territoire français métropolitain de façon permanente (endémique), comme c’est le cas dans les zones tropicales et intertropicales. Ils peuvent être introduits sporadiquement et ponctuellement par des voyageurs infectés dans ces zones de circulation (outre-mer). Mais dans ce cas, le plan national antidissémination de la dengue et du chikungunya, mis en œuvre par le ministère de la Santé depuis 2006, et les traitements prévus dans ce cadre, financés par les Départements, sont une réponse efficace.

Un plan de lutte antivectorielle (LAV) efficace

Il s’agit de surveiller des cas importés et de réaliser des traitements autour de ceux-ci, uniquement si le « moustique tigre » est présent, afin de casser les chaînes de transmissions vectorielles de façon très précoce. Ce plan, exemplaire au niveau mondial par son caractère préventif, a démontré son efficacité, au vu du très faible nombre de cas autochtones (personnes n’ayant pas voyagé) observés à ce jour.

Zika

Le virus du Zika se transmet d’homme à homme par l’intermédiaire d’une piqûre du moustique du genre Aedes dont Aedes aegypti et Aedes albopictus.
Lors d’une piqure, le moustique prélève le virus sur une personne infectée. Après un délai d’incubation chez le moustique de l’ordre de quelques jours et à l’occasion d’une autre piqûre, le moustique peut transmettre le virus à une personne saine.
L’épidémie en cours, outre-Atlantique (en Amérique centrale et du sud et commençant à atteindre, depuis quelques semaines, les départements français d’Amérique : Guyane, Martinique, Guadeloupe, y compris Saint-Barthélémy et Saint-Martin), mobilise l’attention des autorités sanitaires de l’État et des autorités internationales. Jugée exponentielle, cette explosion de cas a entraîné l’OMS (Organisation mondiale de la santé) à décréter « une urgence de santé publique de portée mondiale ».
En raison de dommages supposés sur les fœtus (ce qui fait l’objet de recherches en cours), les médias relaient abondamment cette situation, suscitant des inquiétudes dans notre pays, singulièrement dans les régions où est présent le « moustique tigre », vecteur potentiel de ce virus, comme il l’est du chikungunya et de la dengue.

PAS DE « MOUSTIQUE TIGRE » ACTIF EN FRANCE MÉTROPOLITAINE JUSQU’AU MOIS DE MAI

Sur le continent américain, le Zika est principalement transmis par le moustique Aedes aegypti, dont les gîtes et modalités de reproduction sont très similaires à ceux du « moustique tigre » Aedes albopictus.
Or, dans la période actuelle, le « moustique tigre » Aedes albopictus est chez nous en état d’hibernation (on dit « diapause ») et il ne redeviendra actif, très progressivement, qu’à partir du mois d’avril, pour commencer à être perceptible vers la mi-mai. Il n’y a donc aucun risque de transmission en France métropolitaine, actuellement, en l’absence de moustique vecteur en activité.

 

 
 
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